Jeudi 13 mars 2008
 
 
 
 
 
 
FEMME OBJET.
 
Par Claude Vedder
 
 
 
 
Lui s’appelle Yannick, elle s’appelle Caroline.
Ils avaient découvert leur passion commune il y a environ cinq ans lors d’une soirée entre amis : le plaisir sexuel. Quinze jours après cette rencontre où ils avaient échangé leurs idées sur le sujet, il avait eu le courage de la rappeler pour passer des mots aux actes. Yannick aurait déjà pu se dévoyer avec bien d’autres femmes durant les vingt dernières années, mais seule Caroline avait su pénétrer ses idées et entrer en osmose avec lui dès les premières paroles. En plus, elle ne semblait pas être comme les autres femmes qui voulaient juste accrocher un mâle de plus à leur tableau de chasse ; c’est d’ailleurs pour cette unique raison – malgré son besoin inné de sexe – qu’il n’avait encore jamais taquiné le démon de midi. Il serait fidèle à sa femme pour ce qui est de l’amour, de même qu’il serait fidèle à sa maîtresse dans une relation sexuelle suivie. Il était sûr de son fait, car ni sa raison, ni son amour n’entrait en jeu : seul l’instinct animal de sa personne se manifestait, le besoin de forniquer, de s’adonner au sexe sans tabou.
 
C’est le serment que Caroline avait également prêté. Elle était une «femelle », une proie pour les hommes qui l’abusaient. Car le sexe était sa façon d’exister et elle assouvissait naïvement ses pulsions avec de nombreux amants qu’elle n’arrivait jamais à retenir plus que le temps d’explorer tous les jeux sexuels. Elle courrait alors, en dépit d’accéder au grand amour, après une relation suivie, basée sur les plaisirs de la chaire ; c’est d’ailleurs cette idée, qui avait en premier excité son désir pour Yannick.
 
Voilà pourquoi après leur première relation, ils éprouvèrent un sentiment d’achèvement de leur désir : lui avait trouvé une partenaire à la hauteur de ses fantasmes, elle s’était éclatée et était à présent certaine de la continuité de leur relation tant Yannick s’était impliqué dans leur jouissance mutuelle. Tous les deux s’étaient à présent juré d’être assez raisonnable pour séparer le désir physique du sentiment amoureux.
 
Cependant, au bout de cinq années d’ébats épanouissants au plus haut point, elle devenait jalouse. Jalouse de la femme de Yannick, de ses trois enfants, jalouse de vivre dans l’ombre d’une passion amoureuse, marre de n’être qu’un exutoire sexuel, tel un objet. Il lui semblait que, logiquement, elle avait franchit un seuil dans son attirance pour son amant, et maintenant elle l’aimait, elle éprouvait de l’amour pour lui…Elle était décidée à lui avouer ses sentiments lors de leur prochain rendez-vous.
 
« Yannick, je t’aime ! »
 
Il bondit ! ! ! Sa jouissance s’était diluée dans ses paroles. « Je t’interdis de m’aimer ! » Avait-il violemment répliqué.
 
Il se rhabilla et la quitta de suite, en colère et dépité. Lui qui avait toujours contrôlé la situation, connaissant sur le bout des doigts la mécanique sexuelle de sa partenaire, il n’avait pas pu prévenir les sentiments humains de celle – ci. Par son amour naissant, elle menaçait la sérénité de son couple construit d’amour platonique qui voyait grandir l’aîné de huit ans, le cadet de six ans et le benjamin de cinq mois. Son mariage bonifié par dix-sept ans de complicité, ne s’érodait pas dans leur vie commune au quotidien ; il aimait sa femme comme jamais il ne pourrait aimer quelqu’un d’autre.
 
Et ça, Caroline, le savait ; il l’avait prévenue dès le départ. Et il faisait beaucoup pour elle, pour le suivit de leur relation. Il s’était souvent débrouillé pour la rencontrer, à sa demande, alors que son besoin de sexe était exacerbé, trouvant des excuses diverses pour cacher sa double vie à sa femme. Ainsi, avec Caroline, il ne pouvait s’agir que d’échanges sexuels de bon procédé… Elle avait besoin de sexe, pas de sentiments, tout comme lui. Mais il oubliait que ce côté sentimental, lui, le vivait avec sa femme alors que Caroline s’était vouée totalement et exclusivement à sa relation nymphomaniaque qui laissait place, après tout ce temps au sentiment amoureux. Elle risquait de le faire chanter voire de tout révéler à sa femme… Il lui fallait trouver une solution ! Mais il ne pouvait se résoudre à la supprimer tellement elle était attirante. Il penserait à autre chose. Il mettrait en route sa machination machiavélique lors de leur prochaine rencontre.
 
Lorsqu’il arriva chez elle, il la trouva plus désirable que jamais. Il lui fit une dernière fois l’amour et attendit qu’elle s’endorme. Ensuite, il chercha un couteau dans la cuisine. Alors, pour qu’elle ne puisse pas crier, il commença par lui trancher les cordes vocales, puis pour qu’elle ne puisse plus communiquer par quelque moyen que ce soit, il lui sectionna la moelle épinière au niveau de la deuxième vertèbre ce qui eût pour effet de la paralyser totalement, et pour finir, il lui fit perdre l’usage de la vue et de l’ouïe… Cette affaire sordide fit la une des journaux, mais aucun coupable ne fut jamais découvert. La lointaine famille de Caroline décida de la placer dans un hôpital spécialisé, ce qui permit à Yannick de la visiter légalement aussi souvent que possible comme un ami. Il s’enfermait de longues heures dans sa chambre, prétextant de s’en occuper, mais même réduite à l’état d’objet, elle gardait sur lui un pouvoir libidinique qui avait révélé en lui une nouvelle passion perverse : le fétichisme.
 
 
par Claude VEDDER publié dans : Textes en pages internes
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Lundi 3 mars 2008
Ami des animaux, soyez rassurés, il ne s'agit pas du tout d'un article sur la chasse. Non, c'est un délire que je me suis tapé d'abord en anglais et que j'ai ensuite traduit en français. D'ailleurs, je vous laisse aller sur mes pages pour découvrir cette version française qui s'appelle tout bonnement  "Le chasseur". Do not hesitate to read also the original version "THE HUNTER". Laissez moi des commentaires si vous le voulez.

Les deux premières strophes (il y en a 9 en tout, c'est rapide à lire). 

Quelque part dans la fôret amazonienne
Un chasseur dormait derrière ses perisennes

Quand il ouvrit les yeux,
Il entendit des cris affreux...

CLO2

par Claude VEDDER publié dans : Poèmes en pages internes
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Vendredi 29 février 2008
Ouais, seulement si vous avez lu ce que j'ai écrit. Allez, je vous balance une nouvelle nouvellette ce soir. En avant première un extrait dans cet article, et si vous êtes curieux (c'est bizarre, vous avez dit curieux, comme c'est étrange...) vous découvrirez la suite dans mes pages. Et comme vous êtes intelligents, vous trouverez facilement la page (petit indice, elle s'appelle "Histoire de trou").

Toute ma vie, j’ai été poursuivi par les trous.

Dès l’âge de deux ans, j’ai mon premier trou dans la tête, en tombant sur le coin de la table. A cinq ans, je chute avec mon vélo et je me fais un trou dans la paupière. Les trous sur les genoux, je connais à force de tomber sur le macadam en jouant au football. Mais si ces trous m’ont laissé des traces physiques, il en est autrement des dégâts psychologiques de ce qui va suivre.

La suite sur mon site... Mais mon dieu -  c'est le mien, vous, vous choisirez le vôtre - que s'est-il passé ? J'ai envie de savoir. Allez, je n'y tiens plus, je vais voir. Je vais relire mon histoire.

CLO2 V2DR

par Claude VEDDER publié dans : Textes en pages internes
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Lundi 25 février 2008
J’ai invité Peter Stuyvesant, Philip Morris, Benson & Hedges à ma soirée : ils m’ont foutu le feu à la maison et ils ne m’ont laissé que des cendres. Depuis, je filtre mes invités.
 
 
Exclu : Nicolas Sarkozy fumait et buvait en cachette dans sa jeunesse ! Sa croissance s’en est ressentie et il en a gardé des tics.
 
 
Feue ma mère, feu mon père. Partis en cendre tous les deux et pourtant non-fumeurs…
 
 
Les cigarette sans filtre, c’est pas bien. Au moins avec les filtres, t’as l’impression d’avoir des cacahuètes dans le cendrier.
 
 
La cigarette, elle a jamais voulu faire de mal à l’homme. C’est l’homme qui lui a mis des tas de produits nocifs dedans !
 
 
Encore un médicament non remboursé par la sécurité sociale. Vous êtes constipé ? Prenez un bon cigare.
par Claude VEDDER publié dans : Textes en pages internes
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Dimanche 17 février 2008
Bonsoir !

Le but de cet article est de vous prévenir que je suis de retour pour partager avec vous mes écrits. Là, je suis un peu frusté car j'aurai bien publié une nouvelle page de mes délires fumeux mais comme je ne suis pas sur le bon ordinateur et que sur ma clé USB je n'ai pas ces pages, je vais vous faire découvrir : EL DIABLO !
Je vous incite à retrouver plus d'histoires dans mes pages et je vous convie à laisser vos commentaires. Les "Délires fumeux" reparaîttrons demain, promis !!! En attendant :

EL  DIABLO Par  Claude  Vedder

 

 

 

Ce 6 juin 66, le frère Francesco de la Congrégation des Saints de  l’Eglise Dissidente devait réparer l’omission de cantine qu’il avait commise hier, dans la matinée. Congrégation exagérément pieuse, combattant fermement tout  ce qui s’apparentait au Malin, elle avait un besoin viscéral de café afin d’être toujours sur le pied de guerre ; et la journée d’avant, Frère Francesco avait oublié ce produit vital.

 

 

C’est pourquoi aujourd’hui, il avait pris la vielle carriole en bois, tirée par Noiraud - l’âne emblématique du site - pour se rendre à la ville la plus proche : Paloma, Floride, U.S.A. Arrivé devant le drugstore, il éprouvait déjà un sentiment de mieux-être vis-à-vis de ses frères car il allait s’amender de sa dette. Comme toujours, la carriole serait remplie de sacs de café ; d’ailleurs, le tenancier des lieux avait toujours des stocks importants, car il connaisait les besoins de ces religieux. Il réalisait des affaires florissantes avec eux car chaque mois, ils lui laissaient entre 500 et 1 000 $, rien que pour leur café.

 

 

Mais ce jour là, le frère Francesco fit la moue devant les sacs que John lui présenta. En effet, depuis six mois qu’il était installé à Paloma, il ne savait toujours pas l’aversion compulsive de l’Eglise Dissidente pour tout ce qui était en relation avec  l’esprit du mal. Alors imaginez la tête du pauvre religieux lorsqu’il découvrit sur les toiles de jute l’inscription suivante : << EL  DIABLO, le café fort qui exprime le feu de Dieu >>. Il était déjà 11 heures et il n’aurait pas le loisir de passer dans un autre drugstore pour  espérer obtenir une autre marque. Il lui restait juste le temps de retourner à la  congrégation participer au repas puis prier 4 heures dans l’église centrale contre le démon. Ainsi, devant ce manque de temps et rassuré par la mention << qui exprime le feu de Dieu >>, il se résigna à contre cœur à régler les 666 $ du montant de la facture : ce prix glaça son sang. 

 

Lorsqu’il rentra, il décida de ranger seul les 13 sacs de 50 kg de café dans leur remise, afin de ne pas alarmer ses frères en raison de la marque des grains. Au moment où il en sortit, sa robe de bure s’accrocha à une bouteille de rhum qui s’éclata sur le sol devant la porte ; l’homme pieux ramassa les bouts de verre, mais un de ceux-ci échappa à sa vigilance et resta sur un bout de toile de jute d’un sac de café qui dépassait de dessous la porte.

 

 

Frère Francesco rejoignit alors ses frères dans le réfectoire pour y manger ; puis tous allèrent dans l’Eglise Mère au centre de l’enceinte de leur congrégation. Il était 15 heures. Le soleil était haut dans le ciel et tapait fort.Tous les frères étaient dans le recueillement le plus total à combattre le Diable par leurs prières. C’est alors que le sac de café coincé sous la porte s’embrasa sous l’effet loupe du soleil sur le bris de bouteille. Les Frères entendirent un rire sardonique et glacial ; lorsqu’ils sortirent de leur lieu de culte, ils eurent juste le temps de voir la réserve en flamme. Instantanément les sacs de café explosèrent et formèrent une immense silhouette noire avec des sabots et des cornes. Puis celle-ci rougit et éclata en autant de grains de café qui s’étaient transformés en braises incandescentes, s’abattant sur les Frères  qui périrent brûlés. Les maisons de bois suivirent et la congrégation des Saints de l’Eglise Dissidente fut rasée. EL  DIABLO avait une fois de plus vaincu.

par Claude VEDDER publié dans : Textes en pages internes
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Jeudi 7 février 2008
TONGUE TWISTERS
 
1/ Which sweet witches will treat wit spirits with three free speeches ?
 
2/ The Creator created curates to cure curious crowds. Cos curious crowds crossed roads to throw crude words. But curates could not care of curious crowds. So curates created curators to cure curious crowds. And curators recruited secretaries to write accurate acts to cure curious crowds.
 
 
3/ A mad man mailed a mail :
“Man !” said the mail’s mad man “My mind’s mine !”
par Claude VEDDER
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Mardi 5 février 2008
Comme je veux tout de même écrire un article alors que je suis très fatigué, je vous lance la page 5 des Délires Fumeux... (les autres délires, sur mes pages).

Bonne nuit.

Les fumeurs veulent arrêter la cigarette ? Arrêtez de leur donner des médicaments, offrez leur des doses de volonté.
 
 
Sexe, drogue and rock&roll ! Elle est où ma clope, là-dedans ?
 
 
Des poumons, des foies, des cœurs sur les paquets de cigarettes ? C’est une pub pour les dons d’organes ?
 
 
Les cultivateurs de tabac sur la paille. C’est quand même plus confortable que des feuilles séchées, non ?
 
 
Narguilé, nicotine, c’est comme couscous, choucroute : même combat.
 
 
-         La pipe a-t-elle un statut particulier ? On n’en parle jamais.
-         Normal, on ne parle pas la bouche pleine.
 
 
Fumez la pipe, le bois se consume moins vite que le papier.
 
 
Je ne fume plus, je tue.
 
 
Prêtre sevré de la cigarette :
 
-         Au nom du Père, du Filtre et du Sain d’Esprit.
 
 
La comptine « J’ai du bon tabac dans ma tabatière » interdite dans les écoles.
 
 
Au bureau, on ne sent plus l’odeur du tabac. Par contre, le pet de la voisine et la mauvaise hygiène des autres…
 
 
Au prix du paquet de cigarette, fumer rend moins riche.
 
 
Le prix du paquet de cigarette augmente. Du moment qu’ils ne touchent pas au nombre dans le paquet…
par Claude VEDDER publié dans : Textes en pages internes
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Lundi 4 février 2008
Allez voir sur mes pages la dernière dernière parution (page 4). Pour ceux qui n'ont pas encore découvert cet univers nicotinique, rendez-vous également sur mes mes pages pour lire l'intégral de ce que j'ai déja mis en ligne.

Bonne lecture, merci de vos commentaires et à la prochaine pour suite.
par Claude VEDDER publié dans : Textes en pages internes
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Lundi 4 février 2008

Geneviève-au-coeur-fendu
Faudra-t-il que je lèche votre cul
Pour que vous daigniez jeter un regard
Sur ma personne, Maître du Manoir

Qui fût votre amant durant longtemps ?
Mais je ne vous accepterais plus à présent !
Comment ai-je pu recevoir chez moi
Une telle personne sans maître ni foi !

Je n'accéderai plus à vos désirs
Car cela vous ferait trop plaisir
De me savoir à vos bottes
Pour y lécher vos crottes !

Ainsi ai-je décidé de mettre fin
A ces rendez-vous avec une putain
Car comme telle je vous considère
Vous et vos hypocrytes prières.

Je vous prie Madame
De garder ce poème dans votre âme
Et puissent les autres hommes 
Croquer dans d'autres pommes

Je sais que vous aurez lu cette missive
Dans l'espoir d'une réponse positive.
Mais l'avez-vous lue jusqu'aù bout
Ou vous êtes-vous pris en dégoût ?

                                           Le Maître du Manoir.

par Claude VEDDER publié dans : Poèmes en pages internes
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Dimanche 3 février 2008
Voilà qu'aujourd'hui j'ai découvert les jeux de mots sur le site : 

http://atelierartistique.hautetfort.com/

A partir de 10 mots (vous les verrez en gras dans le texte) il faut écrire une histoire sous la forme que vous désirez et vous la mettez en ligne. Merci à Ambroise pour cette idée !

Il va encore falloir PRENDRE le temps d'écrire à cette PUNAISE !!! Mais mon AMOUR ne s'embarasse point de POLITIQUE lorsqu'il s'agit de défendre la CITADELLE de mon coeur. Et même s'il peut vous SEMBLER que j'en fais tout un PLAT de cette séparation, c'est de mon POING que je détruirai tout ce que nous avons bâti, y compris cette SPARTERIE réalisé ensemble sous le CIEL de notre passion. Et je lui montrerai que je peux me débarrasser d'elle comme d'un vulgaire BOUT DE SCOTCH

Vous trouverez deux autres versions sur mes pages.


Claude.

par Claude VEDDER publié dans : Textes en pages internes
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