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Dès l’âge de deux ans, j’ai mon premier trou dans la tête, en tombant sur le coin de la table. A cinq ans, je chute avec mon vélo et je me fais
un trou dans la paupière. Les trous sur les genoux, je connais à force de tomber sur le macadam en jouant au football. Mais si ces trous m’ont laissé des traces physiques, il en est autrement des
dégâts psychologiques de ce qui va suivre.
La suite sur mon site... Mais mon dieu - c'est le mien, vous, vous choisirez le vôtre - que s'est-il passé ? J'ai envie de savoir. Allez, je n'y tiens
plus, je vais voir. Je vais relire mon histoire.
CLO2 V2DR
EL DIABLO Par Claude Vedder
Ce 6 juin 66, le frère Francesco de la Congrégation des Saints de l’Eglise Dissidente devait réparer l’omission de cantine qu’il avait commise hier, dans la matinée. Congrégation exagérément pieuse, combattant fermement tout ce qui s’apparentait au Malin, elle avait un besoin viscéral de café afin d’être toujours sur le pied de guerre ; et la journée d’avant, Frère Francesco avait oublié ce produit vital.
C’est pourquoi aujourd’hui, il avait pris la vielle carriole en bois, tirée par Noiraud - l’âne emblématique du site - pour se rendre à la ville la plus proche : Paloma, Floride, U.S.A. Arrivé devant le drugstore, il éprouvait déjà un sentiment de mieux-être vis-à-vis de ses frères car il allait s’amender de sa dette. Comme toujours, la carriole serait remplie de sacs de café ; d’ailleurs, le tenancier des lieux avait toujours des stocks importants, car il connaisait les besoins de ces religieux. Il réalisait des affaires florissantes avec eux car chaque mois, ils lui laissaient entre 500 et 1 000 $, rien que pour leur café.
Mais ce jour là, le frère Francesco fit la moue devant les sacs que John lui présenta. En effet, depuis six mois qu’il était installé à Paloma, il ne savait toujours pas l’aversion compulsive de l’Eglise Dissidente pour tout ce qui était en relation avec l’esprit du mal. Alors imaginez la tête du pauvre religieux lorsqu’il découvrit sur les toiles de jute l’inscription suivante : << EL DIABLO, le café fort qui exprime le feu de Dieu >>. Il était déjà 11 heures et il n’aurait pas le loisir de passer dans un autre drugstore pour espérer obtenir une autre marque. Il lui restait juste le temps de retourner à la congrégation participer au repas puis prier 4 heures dans l’église centrale contre le démon. Ainsi, devant ce manque de temps et rassuré par la mention << qui exprime le feu de Dieu >>, il se résigna à contre cœur à régler les 666 $ du montant de la facture : ce prix glaça son sang.
Lorsqu’il rentra, il décida de ranger seul les 13 sacs de 50 kg de café dans leur remise, afin de ne pas alarmer ses frères en raison de la marque des grains. Au moment où il en sortit, sa robe de bure s’accrocha à une bouteille de rhum qui s’éclata sur le sol devant la porte ; l’homme pieux ramassa les bouts de verre, mais un de ceux-ci échappa à sa vigilance et resta sur un bout de toile de jute d’un sac de café qui dépassait de dessous la porte.
Frère Francesco rejoignit alors ses frères dans le réfectoire pour y manger ; puis tous allèrent dans l’Eglise Mère au centre de l’enceinte de leur congrégation. Il était 15 heures. Le soleil était haut dans le ciel et tapait fort.Tous les frères étaient dans le recueillement le plus total à combattre le Diable par leurs prières. C’est alors que le sac de café coincé sous la porte s’embrasa sous l’effet loupe du soleil sur le bris de bouteille. Les Frères entendirent un rire sardonique et glacial ; lorsqu’ils sortirent de leur lieu de culte, ils eurent juste le temps de voir la réserve en flamme. Instantanément les sacs de café explosèrent et formèrent une immense silhouette noire avec des sabots et des cornes. Puis celle-ci rougit et éclata en autant de grains de café qui s’étaient transformés en braises incandescentes, s’abattant sur les Frères qui périrent brûlés. Les maisons de bois suivirent et la congrégation des Saints de l’Eglise Dissidente fut rasée. EL DIABLO avait une fois de plus vaincu.
Geneviève-au-coeur-fendu
Faudra-t-il que je lèche votre cul
Pour que vous daigniez jeter un regard
Sur ma personne, Maître du Manoir
Qui fût votre amant durant longtemps ?
Mais je ne vous accepterais plus à présent !
Comment ai-je pu recevoir chez moi
Une telle personne sans maître ni foi !
Je n'accéderai plus à vos désirs
Car cela vous ferait trop plaisir
De me savoir à vos bottes
Pour y lécher vos crottes !
Ainsi ai-je décidé de mettre fin
A ces rendez-vous avec une putain
Car comme telle je vous considère
Vous et vos hypocrytes prières.
Je vous prie Madame
De garder ce poème dans votre âme
Et puissent les autres hommes
Croquer dans d'autres pommes
Je sais que vous aurez lu cette missive
Dans l'espoir d'une réponse positive.
Mais l'avez-vous lue jusqu'aù bout
Ou vous êtes-vous pris en dégoût ?
Le Maître du Manoir.
Il va encore falloir PRENDRE le temps d'écrire à cette PUNAISE !!! Mais mon AMOUR ne s'embarasse point de POLITIQUE lorsqu'il
s'agit de défendre la CITADELLE de mon coeur. Et même s'il peut vous SEMBLER que j'en fais tout un PLAT de cette séparation, c'est de mon
POING que je détruirai tout ce que nous avons bâti, y compris cette SPARTERIE réalisé ensemble sous le CIEL de notre passion. Et je lui
montrerai que je peux me débarrasser d'elle comme d'un vulgaire BOUT DE SCOTCH.
Vous trouverez deux autres versions sur mes pages.
Claude.
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