Mercredi 19 mars 2008

LYCANTHROPIE

 
 La nuit dernière, une jeune femme a de nouveau été la victime innocente du violeur qui terrorise la ville depuis maintenant plusieurs semaines.
Il était cinq heures du matin lorsque Monsieur Varrin, éboueur, a découvert le corps atrocement mutilé de Mademoiselle Arthus, gisant dans le caniveau.


Découvrez la suite dans une de mes pages.


par Claude VEDDER publié dans : Textes en pages internes
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Vendredi 14 mars 2008
Pénélope (février 2008)
 
Il avait enfin trouvé sa Muse. Il marchait dans un parc fleurit, en été, sous un soleil radieux. Et il avait croisé son regard… Un regard ô combien complémentaire au sien. Il était albinos, elle avait les yeux bleus, tâchetés de jaune. Quand il retira ses lunettes noires pour en avoir le cœur net, les couleurs primaires de leurs pupilles dilatées se mélangèrent. Des étincelles de lumières éblouirent leurs cerveaux. Mais avant de trouver les clés de l’inspiration, le chemin fut long. Il avait d’abord dû apprivoiser le rouge de ses colères noires et apaiser les bleus de son âme par sa patience et son amour. Elle s’était alors révélée éclatante de vie, lumineuse d’énergie et une source d’inspiration incommensurable. Il inventa alors des couleurs jamais exprimées auparavant, déclinant le spectre des chromatiques à l’infini, peignant les plus beaux tableaux jamais imaginés. On disait dorénavant de lui qu’il était le génie des couleurs. Grâce à sa Muse : Pénélope. Il vivait à présent sa vie à travers le kaléidoscope de ses émotions car elle avait déposé la palette colorée de ses sentiments sur son imagination. Et il savait que jusqu’à sa mort, quoiqu’il arrive, jamais plus ses toiles ne resteraient blanches.
par Claude VEDDER publié dans : Textes en pages internes
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Jeudi 13 mars 2008
 
 
 
 
 
 
FEMME OBJET.
 
Par Claude Vedder
 
 
 
 
Lui s’appelle Yannick, elle s’appelle Caroline.
Ils avaient découvert leur passion commune il y a environ cinq ans lors d’une soirée entre amis : le plaisir sexuel. Quinze jours après cette rencontre où ils avaient échangé leurs idées sur le sujet, il avait eu le courage de la rappeler pour passer des mots aux actes. Yannick aurait déjà pu se dévoyer avec bien d’autres femmes durant les vingt dernières années, mais seule Caroline avait su pénétrer ses idées et entrer en osmose avec lui dès les premières paroles. En plus, elle ne semblait pas être comme les autres femmes qui voulaient juste accrocher un mâle de plus à leur tableau de chasse ; c’est d’ailleurs pour cette unique raison – malgré son besoin inné de sexe – qu’il n’avait encore jamais taquiné le démon de midi. Il serait fidèle à sa femme pour ce qui est de l’amour, de même qu’il serait fidèle à sa maîtresse dans une relation sexuelle suivie. Il était sûr de son fait, car ni sa raison, ni son amour n’entrait en jeu : seul l’instinct animal de sa personne se manifestait, le besoin de forniquer, de s’adonner au sexe sans tabou.
 
C’est le serment que Caroline avait également prêté. Elle était une «femelle », une proie pour les hommes qui l’abusaient. Car le sexe était sa façon d’exister et elle assouvissait naïvement ses pulsions avec de nombreux amants qu’elle n’arrivait jamais à retenir plus que le temps d’explorer tous les jeux sexuels. Elle courrait alors, en dépit d’accéder au grand amour, après une relation suivie, basée sur les plaisirs de la chaire ; c’est d’ailleurs cette idée, qui avait en premier excité son désir pour Yannick.
 
Voilà pourquoi après leur première relation, ils éprouvèrent un sentiment d’achèvement de leur désir : lui avait trouvé une partenaire à la hauteur de ses fantasmes, elle s’était éclatée et était à présent certaine de la continuité de leur relation tant Yannick s’était impliqué dans leur jouissance mutuelle. Tous les deux s’étaient à présent juré d’être assez raisonnable pour séparer le désir physique du sentiment amoureux.
 
Cependant, au bout de cinq années d’ébats épanouissants au plus haut point, elle devenait jalouse. Jalouse de la femme de Yannick, de ses trois enfants, jalouse de vivre dans l’ombre d’une passion amoureuse, marre de n’être qu’un exutoire sexuel, tel un objet. Il lui semblait que, logiquement, elle avait franchit un seuil dans son attirance pour son amant, et maintenant elle l’aimait, elle éprouvait de l’amour pour lui…Elle était décidée à lui avouer ses sentiments lors de leur prochain rendez-vous.
 
« Yannick, je t’aime ! »
 
Il bondit ! ! ! Sa jouissance s’était diluée dans ses paroles. « Je t’interdis de m’aimer ! » Avait-il violemment répliqué.
 
Il se rhabilla et la quitta de suite, en colère et dépité. Lui qui avait toujours contrôlé la situation, connaissant sur le bout des doigts la mécanique sexuelle de sa partenaire, il n’avait pas pu prévenir les sentiments humains de celle – ci. Par son amour naissant, elle menaçait la sérénité de son couple construit d’amour platonique qui voyait grandir l’aîné de huit ans, le cadet de six ans et le benjamin de cinq mois. Son mariage bonifié par dix-sept ans de complicité, ne s’érodait pas dans leur vie commune au quotidien ; il aimait sa femme comme jamais il ne pourrait aimer quelqu’un d’autre.
 
Et ça, Caroline, le savait ; il l’avait prévenue dès le départ. Et il faisait beaucoup pour elle, pour le suivit de leur relation. Il s’était souvent débrouillé pour la rencontrer, à sa demande, alors que son besoin de sexe était exacerbé, trouvant des excuses diverses pour cacher sa double vie à sa femme. Ainsi, avec Caroline, il ne pouvait s’agir que d’échanges sexuels de bon procédé… Elle avait besoin de sexe, pas de sentiments, tout comme lui. Mais il oubliait que ce côté sentimental, lui, le vivait avec sa femme alors que Caroline s’était vouée totalement et exclusivement à sa relation nymphomaniaque qui laissait place, après tout ce temps au sentiment amoureux. Elle risquait de le faire chanter voire de tout révéler à sa femme… Il lui fallait trouver une solution ! Mais il ne pouvait se résoudre à la supprimer tellement elle était attirante. Il penserait à autre chose. Il mettrait en route sa machination machiavélique lors de leur prochaine rencontre.
 
Lorsqu’il arriva chez elle, il la trouva plus désirable que jamais. Il lui fit une dernière fois l’amour et attendit qu’elle s’endorme. Ensuite, il chercha un couteau dans la cuisine. Alors, pour qu’elle ne puisse pas crier, il commença par lui trancher les cordes vocales, puis pour qu’elle ne puisse plus communiquer par quelque moyen que ce soit, il lui sectionna la moelle épinière au niveau de la deuxième vertèbre ce qui eût pour effet de la paralyser totalement, et pour finir, il lui fit perdre l’usage de la vue et de l’ouïe… Cette affaire sordide fit la une des journaux, mais aucun coupable ne fut jamais découvert. La lointaine famille de Caroline décida de la placer dans un hôpital spécialisé, ce qui permit à Yannick de la visiter légalement aussi souvent que possible comme un ami. Il s’enfermait de longues heures dans sa chambre, prétextant de s’en occuper, mais même réduite à l’état d’objet, elle gardait sur lui un pouvoir libidinique qui avait révélé en lui une nouvelle passion perverse : le fétichisme.
 
 
par Claude VEDDER publié dans : Textes en pages internes
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Lundi 3 mars 2008
Ami des animaux, soyez rassurés, il ne s'agit pas du tout d'un article sur la chasse. Non, c'est un délire que je me suis tapé d'abord en anglais et que j'ai ensuite traduit en français. D'ailleurs, je vous laisse aller sur mes pages pour découvrir cette version française qui s'appelle tout bonnement  "Le chasseur". Do not hesitate to read also the original version "THE HUNTER". Laissez moi des commentaires si vous le voulez.

Les deux premières strophes (il y en a 9 en tout, c'est rapide à lire). 

Quelque part dans la fôret amazonienne
Un chasseur dormait derrière ses perisennes

Quand il ouvrit les yeux,
Il entendit des cris affreux...

CLO2

par Claude VEDDER publié dans : Poèmes en pages internes
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