I hope you enjoyed it ! I got a kick out of it ! Others to come later...
Mademoiselle,
Je tins à vous remercier
De m’avoir accompagné
Tout au long du chemin
Par ce beau mois de juin
J’ai trouvé votre compagnie délicieuse
Et votre senteur si précieuse
Qu’elle ravit encore mes narines
Tant vous fûtes fine
Nous ne nous connaissions point
Mais quand mon destin le votre a rejoint
J’aurai voulu qu’il en fut ainsi pour la vie
Tellement votre personne m’éblouît
Vous et votre si jeune corps
Que j’ai contemplé de dehors
Alors que de dessous les vêtements
Il eut été si appétissant
Mais votre honneur
Mérite d’autant plus de valeur
Que par tous vos refus
Vous préservez votre vertu
Vous devez avoir bien des prétendants
Issus de tous les rangs
Car votre beauté sublime
Pour tous est unanime
J’aurais accepté tous les liens
J’aurais quitté tous les miens
Pour être le premier
A dévoiler vos charmes secrets
Vous n’avez point voulu faillir
Aux assauts de mes désirs
Alors je vous ai écrit
Ce que j’ai ressenti
Je tins une dernière fois
A vous exprimer ma joie
Par ces quelques vers
Qui je l’espère vous seront chers
Alors vous jeune Demoiselle
Qui êtes encore pucelle
Et dans la fleur de l’âge
Acceptez ces quelques hommages
Votre Serviteur
Le Maître du Manoir
THE COMEDIAN AND THE PROMPTER (by Claude VEDDER – 2007)
(The comedian, on the balcony, paces up and down, tries to concentrate. The prompter, below, behind a screen.)
- The prompter (whispering): To be… (No reaction from the comedian).
- The prompter (a bit louder): To be… (No reaction. Insists again a bit louder) To be…
- The comedian (puzzled, stops): What? (Looks downwards, whispers to the prompter): What’s happening?
- The prompter (whispers to the comedian): The audience is already in the auditorium… You should start your monologue…
- The comedian (bewildered and a bit angry): What are you talking about? Stay at your place! I know exactly what I have to do… And prompt only if I have a blank!
- The comedian (takes a deep breath, walks at the middle of the balcony, leans on the balustrade, starts his monologue dramatically with a very slow speed): To…………….be…………………..or not………………………..
- The prompter (whispers not so discreetly) : To be !
- The comedian (astonished and angry, going above the prompter) : Are you going to shut up?
- The prompter (also angry): But you had a blank… So I helped you! That’s my job!
- The comedian (despaired): Your job! Your job! I don’t know if you’ll still have one at the end of this night… Let me perform as I like! (Goes back in the middle of the balcony, resumes in the same way). To…………….be…………………..or not………………………to be !( He has a blank, waits for the prompter’s help.) X 2. (He then calls the prompter, excited and very angry) Hey you! What is the rest?
- The prompter (airy): What rest?
- The comedian (excited, shouts): The rest! The rest! After to be or not to be!
- The prompter (still airy): Oh sorry sir! I thought it was your way to play it! Don’t worry, I’m going to help you! (He then suddenly comes on stage from behind the screen, greets the audience, makes a reverence, coughs to clear his voice and starts to speak). To be or not to be!
- The comedian (very, very upset seeing that, runs downstairs and shouts): I’m going to kill him! I’m going to kill him!
(So the comedian knocks off the prompter who falls on his bottom. Then the prompter hits the comedian between his legs and this latter falls on his knees. Both, look up and say together): To be or not to be! We don’t want to wonder anymore.
The end.
LIGNES DE L'ETRANGE
Par Claude Vedder
J'avais découvert ces quelques lignes après une nuit plutôt longue mais agitée, durant laquelle mes rêves paraissaient si réels que je m'étais réveillé en sueur au petit matin. Sur cette feuille, posée sur ma table de nuit, était écrit :
"Je m'appelle David, j'entrerais encore en contact à ton insu, mais les quelques conseils que je te donne te seront très utiles pour te préserver de la mort."
L'écriture n'était pas la mienne et je ne connaissais aucun David dans mon entourage. Je pensais alors à une blague et le lendemain matin, je me rendais serein à mes cours de parapsychologie. Contrairement au désir de mes parents qui me voulaient psychologue, mon goût de l'étrange et de l'occultisme m'avait poussé à m'inscrire à la seule université étudiant les phénomènes paranormaux. Nos professeurs étaient des scientifiques d'une autre école que la science d'une réalité physique toujours tangible, ce qui préserve sans aucun doute leur vie... Quant à nous, étudiants de première année, nous pensions pour la plupart que tous ces phénomènes émanaient de notre inconscient ou de notre subconscient.
"L'accident qui s'est produit était prémédité... Crois en moi et il ne t'arrivera rien."
David
C'était le nouveau message du mystérieux inconnu qui était apparu au lendemain d'une nouvelle nuit agitée... La nuit qui suivit la mort tragique d'un de mes camarades de faculté. En effet, lors d'une expérience de possession volontaire, celui-ci était mort d'une crise cardiaque, du moins le pensait-on. C'était la même écriture, la même signature, mais la blague devenait de mauvais goût et tournait même au morbide.
Le lendemain d'un nouvel accident, il y avait un nouveau message :
"Qui d'autre qu'un esprit malin pouvait tuer ce jeune incrédule qui pensait que lui seul était maître de sa volonté ? Alors cesse de croire à ton unique force mentale et admets notre présence parmi ta vie, médiateur non-croyant du monde des morts, qui perturbe notre errance. Malheur à toi qui connais à présent la vérité, si tu n'acceptes pas de côtoyer le monde des esprits."
David
Le mystère s'épaississait sur la provenance de ces étranges écrits. C'est pourquoi, je fis part de mon inquiétude à mes camarades et professeurs durant notre cours de "prise de parole en quête d'explication rationnelle". Nous apprîmes plus en détail les moyens par lesquels les esprits s'adressent aux vivants et la dernière méthode se rapportait directement à mon cas...
Elle ne présageait rien de bon, ni de naturel. Et, c'est avec stupeur que la révélation suivit une nouvelle mort à l'Université. Un nouveau message de David était sur la table de nuit et je me tenais assis au bord de mon lit avec mon stylo en main, lisant une lettre d'une écriture qui me devenait familière mais que je ne me connaissais pas. Je tremblais, j'étais en sueur et mon corps s'allégea tout un coup d'un poids que j'aurais pu à présent expliquer si j'avais pu reprendre totalement mes esprits...
"Cette histoire, que je te fais écrire est la mienne jeune étudiant qui suit mes traces. Prends garde à tes dons de médium et à ton incrédulité. Je suis pour toi, ce que David était pour moi : un ange gardien. Il me faut te montrer la vérité sur le monde influent du royaume de l'invisible pour essayer de te préserver du même sort que moi. Crois en moi et il ne t'arrivera rien."
Claude